TV

L'Iran résistera à toute tentative visant à le soumettre (Président iranien)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président iranien Massoud Pezeshkian. (Archives)

Le président Massoud Pezeshkian a déclaré que l'Iran ne céderait à aucune pression visant à le soumettre, réitérant la détermination de la République islamique d’Iran à défendre ses droits et à préserver ses capacités militaires et de défense.

« S'ils cherchent à nous contraindre à la soumission, nous combattrons. Nous ne reculerons pas, nous ne baisserons pas la tête. Si nous sommes capables de garantir nos droits, pourquoi emprunterions-nous la voie souhaitée par Israël ? », a déclaré le président iranien dans la troisième et dernière partie d’une allocution télévisée diffusée ce vendredi 7 août, à l’occasion du deuxième anniversaire de son investiture. 

M. Pezeshkian a affirmé que l’Iran ne renoncerait en aucun cas à ses capacités militaires et à ses moyens de défense, ajoutant que le pays ne transigerait pas sur ce point.

« Serait-il juste que nous acceptions de perdre toutes nos capacités militaires et notre puissance défensive et que nous nous inclinions devant eux [nos ennemis] ? Nous ne ferons jamais une telle chose », a-t-il déclaré.

« Les forces armées ont impressionné le monde »

Dans une autre partie de son allocution, le président Pezeshkian a qualifié d' « acte de défense » la riposte militaire iranienne à la dernière guerre d’agression non provoquée de l’alliance américano-israélienne et a salué la performance des forces armées du pays.

« Nous avons été contraints de nous défendre et, grâce à Dieu, nos combattants – nos forces aérospatiales, l'armée de terre, le Corps des gardiens de la Révolution islamique ainsi que tous nos militaires – ont opposé une résistance acharnée et ont impressionné le monde », a-t-il indiqué.

« Israël et les États-Unis cherchent à provoquer les États riverains du golfe Persique contre l'Iran »

Le président iranien a dénoncé le régime israélien et les États-Unis pour leurs tentatives visant à provoquer les pays riverains du golfe Persique contre l'Iran.

« À présent, avec la guerre qui a éclaté, Israël et les États-Unis cherchent à unir les pays du golfe Persique contre nous, et nous, pour notre part, nous nous efforçons d'empêcher cela », a-t-il déclaré.

Malgré les provocations du régime de Tel-Aviv et de Washington, l'Iran croit en l'unité musulmane et ne considère pas les divisions entre musulmans chiites et sunnites comme un motif de séparation, a soutenu le président Pezeshkian, pour qui les musulmans sont frères les uns des autres.

M. Pezeshkian a rejeté l'idée selon laquelle l'Iran cherche à étendre son territoire ou ait l'intention d'attaquer ses voisins.

« Nous n'avons aucune intention d'attaquer d'autres pays, de nous emparer de territoires ou d'étendre nos frontières. Contrairement aux sionistes, qui cherchent en réalité à créer un "Grand Israël" [...] Nous sommes voisins des pays de la région, nous partageons des frontières avec eux et nous devons vivre côte à côte [...] »

Il a ensuite abordé le rôle des pays de la région dans la dernière agression étrangère contre l'Iran, affirmant que les forces américaines avaient utilisé le territoire de ces États pour cibler la République islamique d’Iran.

« La question est de savoir d’où les agresseurs ont attaqué l’école de Minab ? » s’est-il interrogé, faisant référence aux bases militaires américaines présentes dans ces pays, qui ont permis aux États-Unis de mener des frappes contre l’Iran.

Pour rappel, les États-Unis ont frappé une école primaire à Minab, dans le sud de l’Iran, au premier jour de leur agression, le 28 février. L’attaque a coûté la vie à 168 personnes, parmi les écoliers et les enseignants.

« Pourquoi leur permettraient-ils de venir nous attaquer ? Nous ne ciblons pas ces pays ; nous frappons là d’où nous sommes attaqués », a souligné M. Pezeshkian, en allusion aux frappes de représailles iraniennes contre les intérêts américains dans les pays qui avaient laissé leurs territoires servir de bases de lancement pour des agressions contre la République islamique d’Iran.

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV